10 mai. Commémoration de l'abolition de l'esclavage

Mis à jour : mai 18

Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions


Tout commence réellement en 1998 quand à l'appel du Comité Marche du 23 mai 1988 (CM98), plus de 40 000 personnes se retrouvent dans la rue pour la Marche des Libertés.






C'est à Christiane Taubira , alors député de Guyane, que l'on droit la loi Taubira pour la reconnaissance de la France de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.



Cette loi est adoptée le 10 mai 2001, 10 ans après la proposition de loi dont Christiane Taubira est la rapporteuse en 1999 et après le rejet en 1998 de la proposition de loi déposée par le Parti Communiste.

La loi Taubira est promulguée le 21 mai 2001 et publiée au Journal Officiel le 23 mai 2001.



Il a fallu attendre 4 ans de plus pour qu'à la suite de cette loi et de la création du Comité National pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage, présidé par l'écrivain Maryse Condé, originaire de la Guadeloupe, le président de la République Jacques Chirac annonce, le 30 janvier 2005, la création d'une Journée de la Mémoire de l'Esclavage qui se tiendra annuellement le 10 mai.


Le 10 mai étant une date propulsée par Maryse Condé à la place du 8 février, date anniversaire de la condamnation de Vienne de l'esclavage proposée par Taubira.




Cette loi passera donc inaperçue des citoyens jusqu'à ce qu'elle soit, en 2005, l'occasion d'opposer des historiens entre eux ainsi que des politique partisans de l'apport positif de la colonisation furieux de l'abrogation, entre autre, de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 et l'occasion de l'appel, en 2006, de 56 juristes furieux contre contre la Loi Taubira.


C'est le 10 mai 2006 que ce tiendra la 1ère commémoration, au jardin du Luxembourg et en présence du Président de la République, face au Sénat.


Dans ce jardin sera inauguré le 1er monument en mémoire aux victimes de la traite dite négrière et de l'esclavage.

Le Cri, l'écrit est le fruit d'une commande publique, une œuvre du sculpteur internationalement connu, Fabrice Hyber .




Voilà ce qu'on en dit :


"La sculpture en bronze de plus de 4 m de haut représente trois anneaux d’une chaîne tenus à la verticale par des cales dorées représentant les institutions françaises et la fragilité d’une situation qui peut basculer. Sombre, l’une des faces de la sculpture présente les mots « Ailleurs », « Décimé », « Exterminé », « Déporté », « Mort », « Inhumain », « Esclave ». L’autre face dévoile un système sanguin se rattachant au vivant".

" Le cri c’est la marque de l’abolition de l’esclavage mais aussi la mise en garde contre l’esclavage moderne. Le cri est de peur, de larmes mais aussi de joie. Le cri est une métaphore de cet asservissement qui a été aboli par les textes. Le cri c’est un dessin dans l’espace ; pour le jardin devant le Sénat, il fallait un écrit. L’abolition de l’esclavage, c’est l’anneau de chaîne ouvert, l’anneau fermé c’est que tout peut recommencer, et le piétement c’est le retour aux racines, mais c’est aussi la Terre qui est un boulet."


Mais ce que les plus concernés voient, perçoivent de cette œuvre, c'est que tous les maillons n'ont pas été brisés et demeurent profondément fixés au sol (ndlr).


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